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Crédit immobilier sans apport : quelles limites ?

Crédit immobilier sans apport : quelles limites ?

De nombreux particuliers souhaitent se lancer dans une construction ou l’achat d’un bien immobilier et souscrire un crédit pour cela, sans toutefois bénéficier d’un apport personnel. Si plusieurs banques exigent l’engagement d’une telle somme, il existe fort heureusement de nombreux organismes financiers qui acceptent de souscrire un crédit sans ce fameux apport. Mais quelles en sont les limites ?

Le crédit immobilier sans apport personnel

Il est tout à fait possible de souscrire un crédit immobilier sans apport personnel. En effet, de nombreuses banques l’autorisent, car il n’est pas rare que les emprunteurs ne disposent pas d’une somme à investir, ou tout du moins d’un montant suffisamment conséquent pour être qualifié d’apport. Cette situation n’est effectivement pas rare, surtout chez les jeunes emprunteurs, les primo-accédants ou encore les investisseurs locatifs.

D’ordre général, l’apport personnel est une somme que l’emprunteur possède et qu’il investit dans son projet pour financer certains frais comme les frais de notaire, d’agence ou encore de dossier. Si certaines banques l’exigent – essentiellement pour se rassurer sur les capacités d’épargne et de remboursement de l’emprunteur – d’autres acceptent de valider un crédit sans celui-ci.

Quelles sont les limites d’un crédit immobilier sans apport ?

Si emprunter pour financer son projet immobilier est possible sans apport, il faut savoir que cette pratique à certaines limites.

  • La nécessité d’emprunter la totalité de la somme : un crédit immobilier est un investissement conséquent qui devra être remboursé chaque mois. Or, l’emprunteur ou le ménage emprunteur doit être en capacité de rembourser cet emprunt. En l’absence d’apport, il n’est pas possible de réduire le montant à emprunter et donc à rembourser.
  • L’âge de l’emprunteur : les banques comprennent généralement qu’un jeune emprunteur ne dispose pas d’apport pour son crédit immobilier. En revanche, elles ont tendance à se montrer plus méfiantes envers les candidats d’un certain âge et qui, notamment passé 40 ans, souhaitent investir sans disposer d’une épargne. Toutefois, cette méfiance n’empêche pas l’accord du prêt.
  • Une situation professionnelle stable : pour emprunter sans apport, l’emprunteur doit pouvoir justifier d’un emploi stable avec des revenus fixes et durables. Idéalement, les profils qui séduisent sont les CDI de personnes travaillant dans la fonction publique en raison de la sécurité d’un tel emploi. Obtenir un crédit sans apport sans CDI est peu envisageable.
  • Une situation financière stable : la banque étudie le dossier de l’emprunteur pour lui accorder ou non sa demande de crédit sans apport. Celui-ci doit donc justifier d’une parfaite gestion de ses comptes, sans découvert ni incident de paiement. S’il dispose d’une petite épargne, même si celle-ci ne peut être considérée comme un apport, c’est un plus qui prouve sa capacité à épargner.
  • L’absence de crédits en cours : les banques préfèrent que l’emprunteur ne dispose d’aucun crédit en cours pour lui accorder un prêt immobilier sans apport. En effet, le fait de devoir assumer plusieurs crédits en même temps est mal vu.
  • Le saut de charge : les banques étudient le taux d’endettement avec une plus grande rigueur. Il est donc préférable que l’emprunteur sans apport entende assumer un remboursement de crédit équivalent à la somme versée jusqu’à présent pour son loyer par exemple. On appelle taux de charge la différence entre les charges actuelles et les futures charges. En effet, comment justifier la capacité du candidat à l’emprunt de rembourser une somme supérieure dans le cadre de son crédit alors qu’il ne parvenait pas à épargner jusqu’à présent en payant un montant de loyer inférieur ?
  • Les services internes : sans apport, la banque peut vouloir s’assurer de l’adhésion de l’emprunteur avant de valider son crédit immobilier. Il est donc recommandé d’accepter de souscrire tous les services internes proposés par l’établissement bancaire afin d’obtenir gain de cause. Ceci comprend notamment l’assurance du prêt ou encore le contrat multirisque habitation. Dites-vous bien que sans apport, vous disposez de moins de marges de manœuvre et que la banque entend bien se rattraper autrement dans le cadre de votre souscription. Mais rassurez-vous, il sera toujours temps de revoir ces engagements plus tard !

Ainsi, comme vous pouvez le constater, emprunter pour financer son projet immobilier sans apport est possible, mais à certaines conditions. Or, les limites sont nombreuses et peuvent être véritablement contraignantes. Renseignez-vous bien si vous êtes dans cette situation afin de vous assurer de bénéficier des meilleures conditions d’emprunt possible.

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